L'Eglise Luthérienne de Suresnes

 

La communauté protestante luthérienne de la Réconciliation est l'une des 15 communautés présentes en Ile de France.

 Aujourd'hui les Protestants Luthériens et Réformés sont réunis au sein d'une même Eglise :

l'Eglise Protestante Unie de France.

   

Cette Eglise unie en 2012 s'inscrit dans une dynamique commune en vue d'un meilleur témoignage, au service de l'Evangile. Elle prend en compte le plus largement possible la diversité existant dans les traditions luthérienne et réformée avec la volonté de s'en enrichir.

 

 

Notre Foi

Les Protestants sont des Chrétiens qui se reconnaissent dans les crédos de l'Eglise primitive (1er au 5ème siècle après JC) et dans les 6 affirmations formulées par la Réforme :

 

1- A Dieu seul la gloire !

Rien n’est sacré ou absolu en dehors de Dieu. Les protestants contestent le caractère absolu de toute entreprise humaine. Au nom d’un Dieu de liberté, ils proclament la liberté de conscience de tous les êtres.

2- La grâce seule !

La grâce est l’amour gratuit et originel de Dieu pour l’humanité. Indépendamment de ses mérites, l’être humain est déjà sauvé. Ainsi aimé, l’homme est apte à aimer son prochain.

3- La foi seule !

La foi naît de la rencontre de l’être humain avec Dieu. Elle est l’issue -ou le début- d’un chemin difficile mais jamais inaccessible où Jésus se révèle être notre Seigneur.

4- La Bible seule !

La Bible est la seule autorité reconnue des protestants pour rencontrer le Christ ; ils y voient le livre d’une humanité juive et chrétienne se voulant reliée à Dieu.

5- Églises toujours à réformer !

Communautés humaines, elles évoluent au fil des temps et ont toujours à se réformer pour être servantes du Christ, leur chef ; sous son autorité, elles sont une communion invisible entre les chrétiens rattachés à une même tradition.

6- Le sacerdoce universel !

Chaque baptisé a une place identique dans l’église, qu’il soit laïc ou pasteur. Le témoignage de la foi et de l’engagement dans le monde est donc le devoir de tous les protestants, membres des églises.

 

La Déclaration de Foi

 

 

DECLARATION DE FOI

DE L’EGLISE PROTESTANTE UNIE DE FRANCE

 

L’Eglise Protestante Unie de France est la reunion de 2 églises: l’’Eglise Réformée de France et l’Eglise Evangélique Lutherienne de France, depuis 2013.

Chacune avait sa propre Déclaration de Foi, à ne  pas confondre avec la Confession de la Foi, ou Symbole des Apotres que  nous annonçons chaque dimanche au culte.

Cette Confession reste toujours  le texte fondateur de notre Foi.

Projet de Déclaration de foi – Version du 1er septembre 2016,  soumise à l’avis des synodes régionaux 2016 

Appartenant à la famille des Églises issues de la Réforme du 16e  siècle, l’Église protestante unie de France est née dans l’esprit de la Concorde de Leuenberg. Elle se reconnaît héritière des confessions de foi de l’Église ancienne et des textes fondateurs luthériens et réformés. Elle les reçoit et les éprouve à la lumière de l’Evangile, qu’elle découvre dans la Bible comme la Bonne Nouvelle d’un Dieu libérateur qui vient à la rencontre des humains. En déclarant sa foi, elle précise comment cet Evangile inspire au quotidien la vie chrétienne. Elle invite les croyants que nous sommes à en devenir les témoins en parole et en acte.

Avec les premiers chrétiens, l’Église protestante unie de France croit qu’en Jésus de Nazareth, annoncé par les prophètes et proclamé comme le Christ, Dieu a dévoilé son amour pour les humains. Il les reçoit tels qu’ils sont, sans mérite de leur part. Ayant ainsi trouvé grâce aux yeux de Dieu, ils ont part, en Jésus son Fils, à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Cependant ils restent pris dans un monde qui gémit, déchiré par la réalité du mal, éloigné du Dieu créateur et de sa promesse de vie.

L’Église croit fermement que, dans le Christ crucifié, Dieu s’est laissé atteindre par le mal. De cette mort scandaleuse sur la croix, Dieu a fait jaillir une force de vie qui rend toutes choses nouvelles. Ainsi, il a réconcilié le monde et les humains avec lui-même. Le souffle de l’Esprit saint instaure ici et maintenant le règne nouveau annoncé par Jésus. Nous en devenons tous les ambassadeurs.

L’Église est relevée sans cesse de la peur à la confiance, de la résignation à la résistance, de la désillusion à l’espérance. Par la proclamation de la Parole, la célébration du baptême et de la cène, par la prière, la vie communautaire et la solidarité à l’égard des petits, elle témoigne d’un Dieu qui chemine avec les humains.

Avec d’autres artisans de justice et de paix, elle est appelée, au nom d’un Dieu qui se soucie de toutes ses créatures, à chercher et porter remède aux détresses existentielles, spirituelles, sociales, politiques et écologiques.

En accomplissant ce service de réconciliation, l’Eglise protestante unie de France se sait entourée d’une nuée de témoins. Elle se reconnaît, parmi d’autres, comme l’un des visages de l’Église universelle. Sachant ses forces et ses faiblesses, elle atteste avec humilité que la vérité dont elle vit la dépasse constamment.

À celui dont la faiblesse est plus forte que toutes les puissances humaines, nous disons notre reconnaissance : Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ, notre Seigneur ! Amen. 


 

Le Baptême et la Confirmation chez les protestants

LE BAPTËME CHEZ LES PROTESTANTS :

C’est Jésus-Christ lui-même  qui a institué le baptême en proclamant à ses disciples : « Allez faites de toutes les nations des  disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à obéir à tout ce que je vous ai commandé. » (La Bible, Évangile de Matthieu,  chapitre 28, versets 18 à 20).

Ainsi, par le baptême, le baptisé entre  dans la grande famille chrétienne. En effet, pour les chrétiens de confession réformée, luthérienne, orthodoxe et catholique, il n’y a qu’un seul baptême. L’Église locale, qui reçoit le baptisé, représente l’Église universelle en accompagnant le baptisé et sa famille dans leur cheminement spirituel.

Le baptisé reçoit le souffle de l’Esprit grâce auquel peut commencer une vie de foi. Dans cette relation  à Dieu par l’Esprit, la capacité est  donnée à l’être humain  de mettre avec détermination et constance sa vie en cohérence avec sa foi. Ce sera son action  de grâce,  sa manière de remercier pour l’amour reçu.

L’adulte s’engage lui-même  en conscience à répondre au don d’amour que Dieu lui offre. Il est  responsable de son cheminement qui l’a amené à demander le baptême, cheminement qu’il continuera avec l’aide de l’Esprit de Dieu, de la Bible ainsi que des  frères et sœurs dans la foi.

Pour l’enfant, ce sont les parents et les parrains et marraines qui s’engagent à cheminer, avec leur enfant, dans la foi. Ils reçoivent l’aide de l’Église, dans laquelle  ils sont  inscrits, pour lui donner les moyens de connaître l’Évangile, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ qui offre l’amour de Dieu pour le monde. Il appartient donc  aux adultes, qui l’accompagnent, de lui présenter la foi chrétienne dans toute  sa force libératrice. L’enfant restera toujours entièrement libre car on ne peut forcer  à croire, ni à s’engager. Un jour, il pourra  décider de s’approprier ou non ce baptême reçu.

S’engager sur le chemin de la relation à Dieu est toujours quelque chose  de personnel,  toujours possible pour tous, à tout moment  et toujours une réalité vécue avec d’autres.

 

LA CONFIRMATION CHEZ LES PROTESTANTS :

Pour les Eglises qui pratiquent le baptême des enfants, la confirmation est un acte solennel auquel aboutit l'enseignement religieux communément appelé le catéchisme traditionnellement destiné aux adolescents. Elle s'est imposée comme une tradition dans ces églises protestantes à partir du XIXème siècle et la tradition a voulu que la confirmation soit " fêtée " à l'âge de 14 ans. Cependant le catéchisme est de plus en plus enseigné aux adultes. Ainsi la confirmation devient-elle un acte personnel, librement choisi par le confirmand.

Elle est le renouvellement ou l'approbation du baptême mais aussi un acte par lequel le confirmand s'engage publiquement à une vie chrétienne.

Elle n'est pas un sacrement mais donne lieu à un culte dominical au sein d'une paroisse impliquant la dimension communautaire devant laquelle le confirmand est appelé à prendre un engagement. Le culte comporte un moment de liturgie particulier lors duquel prend place la bénédiction du ou des confirmands par imposition des mains du pasteur. Par ailleurs, la confirmation marque l'admission du confirmand à la Sainte Cène. Aujourd'hui, elle peut être comparée à un rite de passage mais devient de plus en plus une marque d'engagement personnel plutôt que collective.

Sources : Paroisse luthérienne de Suresnes & Fédération Protestante de France

Christine VIVIANI-BLANCHET

Pâques chez les chrétiens

La Pâque est une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti Égypte en traversant la Mer Rouge à pied sec. La Pâque chrétienne, tout en rappelant cet événement, célèbre le passage de la mort à la vie de Jésus, crucifié. On célèbre Pâques le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L’équinoxe de printemps étant le 21 mars, Pâques est au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril. En 2018, Pâques est fêté le 1er avril

Chez les catholiques : La liturgie spécifique à Pâques commence par la vigile pascale, célébration aussi respectée par certains anglicans et luthériens. Souvent, la vigile pascale est l’occasion, pour les croyants, de recevoir le sacrement du baptême ou de la confirmation. Le matin du dimanche de Pâques on procède à l’allumage du feu nouveau du cierge pascal, la bénédiction des fonts baptismaux, la lecture des prophéties et le chant des litanies des saints.

Chez les orthodoxes : La fête de Pâques est célébrée avec beaucoup de solennité par les chrétiens orthodoxes. Cette fête n’a pas de date fixe, elle se célèbre après la Pâque juive et dans la première semaine après la pleine lune. Bien que certaines Églises orthodoxes divergent selon le calendrier de référence (grégorien ou julien), la date de Pâques est cependant commune à toutes les Églises orthodoxes (à l’exception de l’Église autonome de Finlande) parce qu’elle est partout fixée à partir du calendrier julien, quel que soit le calendrier liturgique suivi. Dans certains pays de tradition orthodoxe, les cloches rendues silencieuses sont remplacées par la simandre.

À l’annonce de la Résurrection, les fidèles reprennent en chœur les paroles suivantes : « Christ est ressuscité des morts. Par sa mort, il a vaincu la mort. Et aux morts il a donné la vie. » La « lumière sainte » se propage dans l’assemblée des fidèles.

Sources : Journal La Croix et Wikipédia

 Christine VIVIANI-BLANCHET